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un jeu de role dans le monde de vampire la mascarade
 
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 [Nouvelle] Echec au Roi

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MessageSujet: [Nouvelle] Echec au Roi   Mar 24 Oct à 20:01

ATTENTION, une longue nouvelle...


Portland - Boite de nuit « le Velvet » - 23h10 – Mardi 7 Novembre – Entrée principale

Un 4x4 blindé se gare devant l’entrée principale. Trois hommes de haute stature en sortent. Ils sont habillés de complets noirs de bonne coupe et scrutent tous les recoins de la rue. A cette heure, bien sûr, personne ne circule plus et la rue est déserte. L’un des hommes appuie sur son oreillette et parle dans le micro de sa manche : « RAS, vous pouvez déposer le colis ».

Une limousine vient alors se garer derrière le 4x4. A son bord, le Maire Johnson attend que son chauffeur vienne lui ouvrir. A l’avant, côté passager, un autre garde du corps sort et s’assure aussi que les lieux sont bien sécurisés. Dès que sa porte est ouverte, le Maire s’extrait de la voiture. C’est un homme bedonnant et il a visiblement du mal à tenir bien droit… son regard est fuyant et ses yeux légèrement injectés de sang. Sa narine gauche est auréolée d’une légère couche de poudre blanche. Il s’adresse à son chauffeur d’un ton sec : « Putain, Miles, y a de nouveau plus de Whisky ! Combien de fois faut que je vous dise de garnir le minibar régulièrement ?
- Excusez moi, répond le chauffeur, cela ne se reproduira plus. »
Miles note en lui-même que la prochaine fois, il faudra mettre deux bouteilles au lieu d’une.

Avant même que le Maire et ses gorilles n’atteignent la porte, celle-ci s’ouvre et deux videurs en costume leur tiennent la porte « Bonsoir monsieur… » Johnson ne prend même pas la peine de les regarder et entre dans l’établissement.

Boite de nuit « le Velvet » - 23h12 – Salon VIP

Dès son arrivée, le Maire est accueilli par une femme d’une soixantaine d’années. Les tonnes de maquillage ne dissimulent pas ses traits aigris et sa mine défraîchie. Madame Sonia, gérante de la boite et maquerelle notable de la ville : « Bonsoir monsieur le Maire ! Venez vous installer, je vous ai réservé la table d’honneur !
- Bonsoir Sonia
- Oh Monsieur le Maire, c’est la calamité en ce moment, j’ai trois danseuses qui ne donnent plus signe de vie depuis trois jours et mon barman s’est trompé en faisant les commandes… il a commandé deux fois trop de bouteilles et ma réserve…. »
Bien que la tenancière du bordel de luxe essaye d’attirer l’attention du Maire en tentant vainement d’engager la conversation, elle n’arrive à rien. Perdu dans la brume qui semble permettre au corps de défier la gravité de son esprit – l’effet combiné de l’alcool et de la cocaïne – chaque lumière, chaque couleur et chaque son accaparent l’attention du Maire Johnson.

Jusqu’à ce qu’il la voie… elle est superbe, une eurasienne dont les yeux semblent ornés de milliers d’étoiles. Elle a un corps d’une finesse et d’un sensuel qu’il n’avait encore jamais vu. Elle regarde vers lui et lui adresse un sourire timide mais engageant, une invitation à des délices que seul l’orient peut dispenser. Elle monte alors sur le podium et une douce mélopée monte des haut-parleurs : un mélange de percussions et de violons des plus envoûtants.

Le Maire ne peut détourner son regard, il est hypnotisé. Comme un zombie, il arrive à sa table et s’affale dans le canapé lounge, captivé par la sublime créature.

« Qui est ce… Sonia ? Demande le Maire.
- Qui ? Elle ? C’est une nouvelle, comme je vous l’ai dit, trois de mes danseuses m’ont lâché et j’ai dû recruter en urgence, elle tombait au bon moment… Mais je n’ai pas encore bien eu le temps de la cerner et de la tester. Elle est jolie, certes, mais elle a passé la soirée assise à bailler aux corneilles…
- Dites lui de venir me voir.
- Mais, Monsieur le Maire, je ne l’ai pas encore testée… je ne sais pas si…
- Ce n’est pas grave, Sonia, on va la tester maintenant.
- Mais Monsieur
- Fermez la ! dit le Maire dans ce qui semblait être sa première minute de lucidité depuis son arrivée. Faites la venir ici ! Tout de suite ! Je ferme les yeux sur vos magouilles et vos trafics depuis bien longtemps, je pense que vous pouvez largement m’épargner votre avis !
- Bien Monsieur le Maire, excusez moi, je vais la chercher… »

La tenancière s’éclipse alors que l’effeuilleuse de charme sollicitée par le Maire venait à peine d’enlever le haut de sa robe. La musique s’arrête et la maquerelle demande à la jeune fille de descendre sous la huée et les protestations générales. Une autre fille monte directement sur scène et la musique reprend plus fort, surpassant en intensité les plaintes de clients… qui finissent par se taire.

La stripteaseuse arrive alors au salon VIP et voit le Maire, un sourire vicieux et malsain aux lèvres. Il est affalé sur le dossier du fauteuil, ce qui ne dissimule en rien la petite bosse qui pousse dans son pantalon. Elle le regarde et lui lance :

« C’est pour une séance privée ?
- Non, lui répond le Maire, pas maintenant, peut être plus tard… Viens t’asseoir charmante créature… »

Comme elle s’avance pour aller s’installer, un des gardes du corps la prend par le bras et la ramène vers lui. Il sort de la poche de son costume un dispositif de détection de métaux.
« Foutez lui la paix ! s’écrie le maire
- Désolé monsieur, question de sécurité…
- Mais enfin, espèce de crétin, si je l’avais pas interrompue, elle serait à poil sur la scène, là ! Vous croyez qu’elle cacherait un flingue où ? Dans son cul ?
- Laisse les faire chéri… moi j’aime bien qu’on me pelote, ça me rend toute chose…
- De toutes façon, madame, j’ai terminé, lui dit le garde du corps, un peu intimidé devant la franchise de la jeune fille et lui relâchant le bras.
- Pas de fouille au corps, mon nounours ? lance t’elle au gorille qui, bien que mat, se met à rougir de suite. Je suis déçue…
- T’inquiète, ma chérie, c’est moi qui suis là pour ça ! jubile le Maire »

Elle s’assied, se laissant tomber adossée contre le Maire. Celui-ci essaye directement de lui glisser la main dans le décolleté et de l’embrasser dans le cou. Elle le repousse violement contre le dossier du canapé. « Pas si vite mon mignon, tu offres jamais un verre aux dames avant de les besogner ? Je mérite pas une petite coupette ? ». Immédiatement, le Maire lui verse une coupe de champagne, en répandant dans sa précipitation sur la table et sur la robe de la demoiselle.
« Désolé, dit il… je vous en offrirai une autre…
- C’est pas grave mon loulou, lui répond la jeune fille, mais il va falloir que j’aille aux toilettes enlever ces vêtements sales pour les passer à l’eau… tu veux m’accompagner ? ».
La mine excitée et le petit clin d’œil qu’elle lui fait ne laisse aucun doute au Maire, cette journée allait très très bien se terminer. Ils se lèvent et se dirigent vers les sanitaires des hommes, les gardes du corps sur les talons. L’un d’eux interpelle le Maire : « Monsieur, nous n’avons pas fouillé les toilettes, veuillez attendre un instant. » Deux gorilles les avaient déjà précédés et fouillent la pièce, éjectant les occupants, qu’ils aient fini ou pas. La jeune fille ne s’en préoccupe pas et entre dans les lieux, se mettant devant le miroir et commençant à défaire les bretelles de sa robe. Les Gardes du corps ont les yeux rivés sur elle, la bouche ouverte d’excitation… mais ils continuent à fouiller les recoins des sanitaires au ralenti. L’un d’eux fait mine de s’intéresser à un ballaste de néon hors service accroché au mur lorsque la jeune fille se retourne et regarde le Maire fixement dans les yeux.
« Tes potes, là ils vont mater, parce que toi, tu me plais bien, je te le fais gratuit, mais c’est pas portes ouvertes et si tes copains veulent se rincer l’œil ou se flatter popol en te matant les fesses, ça va quand même coûter… tu fais ce que tu veux de ton cul, mais le mien, c’est mon fond de commerce !
- DEGAGEZ ! hurle le Maire. Vous avez vu ce que vous voulez !?! A moins que vous vouliez goûter aussi la merde qui reste dans les cuvettes, histoire de voir qu’elle soit pas toxique !
- Monsieur, nous allons attendre dehors, mais il y a une fenêtre qui donne sur une ruelle à l’arrière, je vais poster un homme en dessous…
- Comme vous voulez, Kernal, mais foutez nous la paix, bordel ! Et je ne veux personne derrière la porte à me mater le cul, compris !!! Allez m’attendre au bout du couloir et ceux qui voudront pisser n’auront qu’à se pisser dessus ! Je ne veux plus qu’on me dérange !!! Sino, j’en parlerai à notre ami commun !
- Bien monsieur, excusez nous. »

Les hommes s’éclipsent et laissent le Maire et la jeune fille seuls à leurs affaires. Le Maire reste dans l’embrasure de la porte pour s’assurer que ses ordres soient suivis. La jeune fille se dirige vers la fenêtre d’un pas lascif et la referme en frissonnant. Le Maire rentre dans les sanitaires, satisfait… on ne les dérangera pas. La danseuse se met à longer le mur en regardant le Maire, comme le chat qui va croquer sa proie, et s’arrête sous l’éclairage néon mort, ses yeux luisant légèrement d’une lumière rouge dans la pénombre. Le Maire n’y tient plus et se rue vers elle avec la ferme idée de profiter enfin du « cadeau bonus » de la destinée. Mais au moment où il allait la plaquer contre le mur et remonter les quelques centimètres de tissus qui dissimulaient son intimité, elle lui porte un violent coup du tranchant de la main dans la gorge. Le Maire bascule en arrière dans un gargouillis incompréhensible, autant pris de surprise que de douleur, son esprit vacille et il est sur le point de perdre connaissance. Il tombe violement sur le sol et roule en boule. Il se redresse péniblement et voit la stripteaseuse tirer brusquement sur le cache de l’éclairage mort, ce qui dévoile, en lieu et place du tube néon, un katana dans un fourreau assez étroit. Elle le prend et le dégaine. Bien que le Maire ait des larmes qui lui encombrent la vue, il distincte très nettement que la forme de la jeune fille se transforme. Elle s’élargit pour laisser place au gabarit d’un homme très musclé. Il est habillé de noir. Le Maire n’a pas le temps d’apprécier le ridicule de la robe qu’il a encore par-dessus ses vêtements, que l’homme l’arrache déjà. Il n’a d’ailleurs pas à ce moment l’esprit très porté sur la rigolade. Il essaie d’appeler de l’aide, mais aucun son ne sort de sa gorge, à part ce faible gargouillis incompréhensible, sa trachée a dû sévèrement souffrir du coup qu’il a reçu. Le Maire, titubant, arrive à se relever d’un bond et se précipite vers la sortie mais, sans qu’il puisse même apercevoir le mouvement de l’homme en noir, il est déjà en travers du chemin et lui décoche un violent coup de poing en pleine figure. Avant de ne plus voir que le plafond et des étoiles, il peut apercevoir que le visage de son agresseur est barré d’un tatouage en forme de croissant de lune noir. Le Maire vole à travers la pièce et finit par atterrir contre un mur, retombant lourdement au sol.

Dans le couloir, un des hommes de main se retourne. Attiré par le bruit et décide d’aller voir ce qui se passe, mais son chef l’attrape par le bras et le tire en arrière. « Tu veux tous nous faire virer, triple abruti ? C’est pas une minette qui va faire peur au patron, tu sais bien comment il traite celles qui veulent lui résister ; il en est pas à son coup d’essai. Fous lui la paix. ».
C’est alors que son oreillette grésille : « Chef on a des ennuis, y a des paparazzis qui viennent de débarquer, ils sont une bonne trentaine et veulent forcer l’entrée.
- Merde ! Si ils dérangent le patron, on va se faire sonner les cloches jusqu’à mardi gras et on pointera à vie au chomedu… Bon, je vous envoie tous les autres en renfort, contenez les dehors et tout se passera bien. Ben, comment ça se passe dans la ruelle ?
- Y en a qui veulent passer par ici, mais je peux les contenir… De toutes façon, y a qu’une entrée, c’est une voie sans issue. Je suis plus sous la fenêtre, mais personne ne peut entrer dans la ruelle. »

Les gorilles qui encadraient leur chef se précipitent vers l’entrée pour aider leurs collègues et les videurs à bloquer l’entrée, le laissant seul. Kernal s’adosse au mur, plongé dans la perplexité. Il avait considéré au début que la mission confiée par le Prince était une grande preuve de confiance et une fierté personnelle. Surveiller et protéger un de ses pions majeurs de la ville, le Maire Jonhson était une tâche enfin à la hauteur de ses mérites. Mais le Brujah avait vite déchanté… il passait son temps à accompagner le Maire dans ses virées nocturnes de magouilles en bordels et rues à putes sordides (il s’était d’ailleurs souvent demandé qui était le plus sordide… les rues ou les putes). Personne n’oserait s’attaquer à un des pions majeurs du Prince Marven et Kernal s’ennuyait ferme. Certes, il avait déjà eu à faire avec des paparazzis ou des tarés qui en voulaient à la réputation ou à la vie du premier homme de la ville. Mais ces bastons avec des mortels sans aucun intérêt le laissaient sur sa faim, ses hommes, à qui il avait donné du sang à leur insu pour en faire des Goules serviles, étaient diablement efficaces. Il n’avait même le plus souvent pas à intervenir lui-même. Mais à n’en pas douter, il y avait quelque chose dans l’air qui le dérangeait, ce soir. On aurait dit que, subitement, la ville entière se réveillait à une folie furieuse… comme si il y avait une faible odeur de sang dans l’atmosphère. Quelque chose clochait. Bien qu’il ne craignait pas du tout un mortel comme le Maire Johnson, il savait que si il défiait ses ordres, le Prince lui passerait un savon mémorable. Son oreillette grésilla à nouveau, un de ses hommes lui signifia que les journalistes s’étaient calmés et attendaient de l’autre côté de la rue. Kernal se rassure : finalement, c’est peut être ses sens qui manquent un peu d’action et lui filent de la parano. C’est sans doute dû aussi à cette putain de pleine lune qui rend tout le monde taré…
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Echec au Roi   Mar 24 Oct à 20:03

Pendant ce temps, dans les sanitaires, il se passe une scène que Kernal est bien loin d’imaginer. Le Maire est recroquevillé dans un coin, en position fœtale, totalement prostré. Sa tête lui fait un mal de chien et il a l’impression que ses oreilles et ses yeux sont en train de brûler tant ils lui font mal. Sa mâchoire est brisée et il est trop endolori pour se rendre compte qu’il s’est pissé et chié dessus. L’homme approche vers lui et lui prend le col. D’une main, il le soulève sans aucun effort. Une autre douleur lui vrille l’esprit : il doit sans doute avoir le bassin et l’omoplate en bouillie. L’assassin, d’un geste aussi rapide qu’un serpent, mord profondément dans le cou de sa victime et recule sa tête violement. Il arrache la moitié du cou du Maire dans une gerbe de sang qui remplit les murs de dessins et de taches rouges. L’homme en noir recrache la bouchée de chair et s’essuie la bouche avec la manche du cadavre puis le laisse retomber au sol. Le tueur regarde la scène et s’assure que tout ressemble bien à ce qu’on lui a demandé. Il s’étonne de voir autant de sang tapisser les murs, le cœur de sa victime devait battre bien fort pour lâcher une pression sanguine aussi forte. Il se souvient d’un Malkavien qui lui disait que lorsque un homme mourait en aspergeant les lieux de son sang, on pouvait lire dans les dessins créés tous les péchés du défunt. Le Maire avait dû en faire assez pour remplir une encyclopédie. Cessant là sa réflexion, il ouvre la fenêtre avec précautions et sort discrètement. Au bout de la ruelle, il voit le garde du corps en train de discuter avec les paparazzis qui lui offrent une cigarette en lui proposant des pourcentages si il divulgue des infos ou laisse prendre des photos… Lentement, les ombres de la rue semblent se mouvoir, comme pour masquer la présence de l’assassin. Instinctivement, le Gorille s’en rendre compte et détourne la tête, mais la ruelle est vide. Il repose donc son attention à dire aux paparazzis qu’ils doivent dégager, qu’il n’y a rien à voir ici. L’assassin sourit puis se retourne vers la palissade qui ferme la rue puis saute presque d’un seul bond les trois mètres cinquante dans un silence absolu.

Dans le couloir, le Brujah n’arrive toujours pas à calmer ses angoisses. C’est sûr, il se passe quelque chose d’anormal. Il décide d’aller vers la porte des sanitaires pour écouter si tout se passe normalement. Il s’approche à pas de loup et tend l’oreille. Mais chose anormale, il n’entend rien. Il décide d’entrebâiller légèrement la porte pour jeter un œil discret… Au diable le Prince, on pourra lui reprocher d’être trop prudent, mais c’est toujours mieux que de faire une bourde… Mais au moment où il entrouvre la porte, il constate que les murs sont tapissés de sang. Il ouvre donc à la volée et constate l’étendue des dégâts : le Maire gît dans un véritable bain de sang, il y en a partout, sur les murs, les miroirs et même sur les luminaires, qui donnent à toute la pièce une teinte rougeâtre. Il porte la main à son oreillette et hurle : « le Maire à été buté !!! Bouclez moi la boite ! ». Ses jambes flageolent et il est au bord de la frénésie. C’est alors qu’il reçoit une violente bourrade dans le dos qui l’envoie à la renverse dans la pièce. Lorsqu’il se retourne, il est mitraillé par une série de flash : un journaliste avait réussi à s’infiltrer tout de même. Le premier réflexe du Brujah est de l’attraper et de lui confisquer l’appareil, mais il glisse dans la mare de sang. Il arrive tant bien que mal à s’extraire de la pièce, son arme au poing, juste à temps pour voir un homme qui sort d’un pas rapide. Kernal sait que cela est encore pire que tout et ouvre le feu au jugé sur le photographe. Trois balles percutent le mur à quelques centimètres de leur cible, mais les détonations provoquent une panique générale dans la foule qui se rue vers la sortie. Kernal se rue à la poursuite de l’individu, mais dans la cohue qui règne, il a du mal à le repérer. Au moment où il porte la main à son oreillette, il aperçoit la paparazzi qui se faufile entre deux de ses hommes et qui court vers une moto où l’attend un pilote qui démarre en trombe. Tout est perdu, Kernal a échoué. Devant cette constatation il sombre dans une frénésie et commence à déchiqueter tous les fuyards qui passent à sa portée. Madame Sonia est d’ailleurs sa première victime...


Portland - Appartements privés du Prince Marven - 4h40 – Mercredi 8 Novembre


Quatre Vampires sont agenouillés devant un immense bureau de bois massif rehaussé d’ornements finement ciselés. Aucun d’entre eux n’ose relever la tête. Le Prince est ivre de rage. Il est debout derrière son bureau et ne cesse de le marteler violement de son poing.
« Mais, Bordel ! Expliquez moi ce foutoir ! Que s’est il passé !?!
- Nous n’en savons encore rien, Prince mais nos enquêteurs sont déjà partis, lui répond un homme
- Mais ce n’est sans doute qu’un Garou ou un Paria inconscient qui aura voulu vous défier, Seigneur les traces de morsure, le laissent à penser, complète un autre.
- Arrêtez de raconter des conneries, dit une jeune femme, on a voulu questionner les Nosfératus, et ils sont absents… si les Rats quittent le navire, c’est forcément que quelque chose de grave se trame ! »

Quelqu’un frappe à la porte. Un homme habillé d’un costume de grand prix entre dans la pièce, il a dans les mains une pile de dossiers et un téléphone sans fil.
« Monsieur, je dois vous
- Insolent !!! Hurle le Prince, agenouillez vous devant moi ! C’est le laisser aller et la perte du respect pour l’autorité qui vous ont mené à faire des conneries du genre ! Je suis votre Prince, bon Dieu ! Respectez moi !!!
- Pardonnez moi, monsieur, dit l’homme en s’agenouillant, tête baissé, c’est que nous avons de gros problèmes : le paparazzi nous a échappé et il a déjà revendu ses photos… si encore ce n’était qu’à la presse locale, nous aurions pu censurer, mais là, c’est la nationale et les locales de tous les Etats-Unis, y compris certaines sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. La CIA demande des comptes et la NSA aussi, le FBI nous couvre, mais cela ne suffira pas. Le Président vient de nous dire qu’il ne peut pas non plus couvrir l’affaire. Impossible de faire passer le meurtre pour un canular, les médias demandent une déclaration officielle du Maire lui-même si cela n’était qu’une blague et nous n’avons pas le temps de mettre quoi que ce soit sur pieds… Les fédéraux nous ont devancé et ont déjà récupéré le corps avant son arrivée à la morgue. Ils sont en train de l’autopsier. Je dois rajouter que le Cartel et la Commission attendent aussi vos explications.
- Et le Justicar Ventrue, qu’à t’il dit ? dit le Prince, presque dans un souffle, tant il était effondré.
- Et bien, je reprends ses termes : « Ce sont vos ennuis, il est inconcevable que j’aide un Prince qui n’est même pas capable de tenir l’ordre dans sa propre ville. Encore tiendriez vous le coupable et auriez vous déjoué le complot que je pourrais y réfléchir, mais là… ». C’est tout ce qu’il a dit, monsieur.
- Tout n’est pas perdu, alors s’écria le Prince… il nous suffit de trouver le coupable… ou même d’en inventer un. Allez tous ! Cherchez moi les leaders de ces Anarchistes de merde et ramenez les moi ! Si ce sont eux ou pas, on va le savoir…mais ils seront quand même coupables ! »
Ils se relèvent tous mais seuls trois d’entre eux sortent, les deux autres : un homme doté d’une solide carrure et une jeune femme restent. Le Prince les regarde, incrédule.
« Vous ne m’avez pas compris ? ALLEZ ME CHERCHER CES MINABLES !!!
- Mais monsieur, s’écria l’homme, l’air horrifié, votre sécurité ? Nous ne pouvons vous laisser tout seul, d’autant plus que…
- Mais on se fout de ma sécurité !!! On est en train de se foutre ouvertement de moi et de mon autorité. Si on règle pas le problème, ma sécurité ne servira à rien parce que ma tronche va se balader au bout de la pique du premier Archonte qui me trouvera ! Allez me trouver le coupable, bordel !
- Mais monsieur, tente de le raisonner la jeune femme…
- Il n’y a pas de « Mais » ! Faites ce que je vous dis, à moins que vous ne vouliez vous retrouver comme notre bon vieux Kernal ?!? »
Le Prince pointe le doigt vers un coin de la pièce. On peut y voir le Brujah Kernal encore en costume de gorille, la main sur le pieu qu’il s’est lui-même planté dans le cœur, obligé par les puissants pouvoirs de Domination du Prince.
Les deux Vampires regardent le corps, déjà en train de se transformer en poussière, puis se regardent l’un l’autre. Ils acquiescent, saluent d’un signe de tête le Prince et sortent de la pièce.
Le Prince semble s’effondrer sur lui-même. L’utilisation prolongée à forte dose de la Présence et le de la Domination l’ont épuisé, tout cela couplé aux évènements de la soirée. Son visage est décomposé et il semble abattu par une lassitude et une détresse profondes… Mais cela ne dure pas. Au bout de quelques secondes, son visage redevient normal, il a un sourire et un regard malicieux et malsains. Il sait ce qu’il lui faut pour décompresser….

Il s’engouffre dans une pièce annexe, sa chambre à coucher. Il y a dans cette pièce, outre son lit, un deuxième lit plus petit. Dessus, une jeune fille - une douzaine d’années - même pas encore une adolescente - est endormie profondément. Il s’assied sur le lit. On peut voir sur la gorge de la fillette deux traces de morsure et un peu de sang macule le bord de son col. Il la regarde en souriant tendrement, puis, il claque des doigts en disant le mot « Réveil ». La gamine se réveille alors en sursaut, ouvre les yeux et observe le plafond en semblant se demander ce qu’elle fait là. Elle regarde autour d’elle et ne voit rien de familier, elle est apeurée. Mais lorsqu’elle croise le regard de prédateur fou qui la fixe, elle se met à hurler de terreur et commence à essayer de fuir. Le Prince la saisit alors par les bras, l’empêchant de s’échapper. La pauvre petite tente de se débattre, elle bat des pieds dans l’air essayer de frapper le Vampire et le faire lâcher prise, elle hurle, appelle à l’aide, appelle ses parents, supplie qu’on la laisse, qu’elle n’a rien fait. Le Prince rit et exhulte « C’est bien mon agneau ! Le Croque Mitaine adore qu’on se débatte ! Hurle, hurle plus fort, ton sang ne sera que meilleur ! ».

Sur ce, il lui relâche un bras mais, alors qu’elle allait s’échapper, il claque à nouveau des doigts et dit : « Calme ». Aussitôt, les yeux de la fillette deviennent vagues, ils fixent le vide comme si elle était absente, totalement déconnectée. Le Prince sourit, presque paternellement. Il lui caresse les cheveux en lui parlant d’une voix douce « C’est mieux ainsi, ma petite… calme toi… le vilain Croque Mitaine est parti. Viens dans les bras à papa… je vais te faire tout oublier… ce soir, tu fermeras les yeux pour la dernière fois, tu n’auras plus peur des monstres ou du Grand Méchant Loup… tu vas rejoindre tes parents que j’ai fait envoyer au ciel ». Sur ce, il enfonce profondément ses crocs dans le cou de la jeune fille, bien décidé à la boire entièrement. Les yeux du Vampire se ferment de plaisir et tout son être se prépare à aspirer cette petite et frêle vie. Mais Marven rouvre bien vite ses paupières dans un regard écarquillé emplit de surprise et de terreur. Il sent sur son cou une sensation froide qui lui entaille la peau : une lame. Une voix, avec un accent oriental (turc ou arabe), lui dit, dans son dos : « Et le bûcheron tua le Grand Méchant Loup et lui ouvrit le ventre avec son grand couteau et libéra la Mère Grand et le Petit Chaperon Rouge. Tu connais ? ».
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Echec au Roi   Mar 24 Oct à 20:03

Le Prince a le réflexe de se retourner immédiatement. Mauvaise idée, la lame lui fait une coupure nette assez profonde, elle est au moins aussi affûtée qu’un rasoir. Il est obligé de rester dos à son importun visiteur.
« Tu aimes les histoires de monstres et les contes de fée, ajoute l’homme, alors je vais t’en conter une qu’on racontait dans mon village : un homme, chef de tribu nomade, utilisa un art interdit et supplia le demi dieu Balor de lui confier ses pouvoir en échange de sacrifices nombreux. Ses prières furent entendues et il se vit confier un pouvoir immense et redoutable : l’un de ses yeux se transforma et devint lumineux comme un rubis à la flamme d’une bougie. Toute personne qui croisait ce regard mourait instantanément. Devant son œil, les objets flétrissaient et pourrissaient, même les flèches ne pouvaient l’atteindre. Il se mit à combattre les autres tribus et obtint victoire sur victoire, tenant sous sa coupe presque toutes les tribus du désert…mais il était vaniteux et cruel. Il donnait de plus en plus de sacrifices à son dieu et obtenait toujours plus de pouvoir. Même ses proches ne le reconnurent plus, il rêvait de remonter un Califat immense, de dominer le monde. Il fit mettre à mort une de ses femmes quand elle lui demanda si il ne voulait pas arrêter les massacres et profiter de la vie… Tout le monde le craignait et il fut mis au point un plan pour le tuer. Grâce à ses pouvoirs, il ne dormait plus, il était donc impossible de le surprendre durant son sommeil.
Tu sais comment il fut tué ? Son propre frère lui planta une épée dans le cœur dans son dos. La lame le traversa de part en part et le chef se débattit pour se défaire de la lame et de son porteur. Mais rien n’y fit, le jeune frère resta solidement ancré à la lame, évitant ainsi le regard mortel du monstre qui fut jadis son grand frère aimé. Il ne relâcha que quand sa victime ne donna son dernier souffle. Il devint ainsi le nouveau chef et tous purent vivre en paix. Tu vois…personne n’est invincible lorsqu’on sait trouver son point faible… il en est de même pour vous, les Ventrues…qu’êtes vous, si vous ne pouvez plonger vos yeux dans ceux de vos victimes ? Pas grand-chose, finalement. Alors, si tu essaies de te retourner, je te tranche la tête… compris ?
- Oui, compris, maugréa le Prince… mais si je t’ai bien écouté… ton accent, tes histoires de tribus et de Califes… tu es un Assamite, n’est ce pas ?
- Effectivement…
- Alors, on va pouvoir s’arranger s’écria le Prince, d’un ton triomphal. Quel est le prix qu’ils te payent ? Je le double, je le triple… tout ce que tu veux… Laisse moi parler à tes dirigeants et vous allez voir que je peux vous être bien plus utile vif que mort… J’ai déjà passé des contrats avec vous et j’ai toujours grassement payé.
- C’est faux, tu as rechigné sur les deux derniers contrats que tu as passé, voulant jouer sur les termes comme un vulgaire agent d’assurance sort des clauses fantomatiques surprises. Mais si tu as eu recours à nous, tu dois savoir qu’un contrat est toujours mené à son terme.
- C’est bon, tu as raison, mais si tu ne me tue pas de suite, c’est que tu as besoin de quelque chose, dis moi ce que c’est, je te le donne de suite ! »
L’Assamite reste un moment silencieux. Puis il claque des doigts de la main qui ne tient pas son arme en disant « Réveil ». La fillette se réveille alors paniquée, le Prince toujours penché au dessus d’elle. Elle pousse un petit cri étranglé et tombe à la renverse de l’autre côté du lit. Elle grimpe à quatre pattes vers un coin de la pièce, attrapant un ours en peluche au passage et se pelotonnant dans un recoin de la pièce, son pouce dans sa bouche. Elle est tellement surprise et paniquée qu’elle ne pleure même pas. Elle est en état de choc. L’Assassin a un visage terrible, son tatouage en forme de lune en travers du visage lui donnant un air terrifiant. Pourtant, alors qu’il tourne la tête vers la fillette, son visage s’adoucit et il lui demande gentiment « Ma puce, pourrais tu me récupérer la télécommande, là sur la table de nuit et la lui donner, s’il te plaît ? ». Malgré sa crainte elle garde les yeux plongés dans ceux de l’homme et acquiesce de la tête. Elle glisse sur le côté, comme un crabe et s’approche du grand lit, saisit la télécommande et la jette sur l’autre lit, juste devant la figure du Prince, toujours courbé. Une fois cela fait, elle court se remettre dans son coin, serrant son ours et suçant son pouce de plus belle. L’Assamite lui dit alors « C’est terminé, ma princesse. Maintenant tu vas t’en aller d’ici et aller vers les policiers, il va y en avoir beaucoup dans très peu de temps en bas de l’immeuble. Tu vas leur dire que tu t’es enfuie et que tu t’es perdue. Mais jamais tu ne raconteras ce qui c’est passé ici, tu vas oublier tout cela, sinon le vilain monsieur va revenir, tu m’as compris ? ». La fillette acquiesce et court hors de la pièce.
« La police ? Tu vas me faire arrêter par les flics ? ricana le Prince. Et la fillette… tu te prends pour un chevalier en armure, venu sauver la veuve et l’orphelin ? »

Marven reçoit un coup à l’arrière de la tête qui lui fait plonger le visage dans le lit. Des plumes volent de partout, l’oreiller est crevé. Si cela avait été une matière dure, il aurait eu la face écrasée.
« Non, répond l’homme, ni un chevalier, ni un sauveur, mais ce n’est sûrement pas toi qui pourra me juger… Maintenant, prends la télécommande et ouvre ton panneau de surveillance, tu vas voir que tes vitres blindées t’ont empêché d’entendre pas mal de choses… regarde bien, puis passe sur le vidéophone du hall d’entrée. »
Marven ne comprend pas bien ce qu’on attendait de lui mais s’exécute. Il appuie sur le bouton qui ouvre le panneau de contrôle de sa chambre. Un grand tableau accroché au mur coulisse, révélant un grand mur couvert d’écrans, dont un immense au centre. Tous les écrans sont très lumineux et le Prince ne comprend pas trop ce qu’il voit, jusqu’à ce qu’il reconnaisse Lydia et Sorf, ses gardes personnels qui avaient voulu rester à ses côtés. Ils sont tous deux au sol, Sorf un pieu dans le cœur et Lydia s’agite encore stérilement au sol, baignant dans ce qui semble être du sang. Tout à coup, il se rappelle qu’il avait aimé la Gangrel et qu’ils avaient été amants, avant qu’il ne veuille devenir Prince et régner sur la ville. Maintenant qu’il la voit devant les portes de la Mort Ultime, il se dit pour la première fois qu’il avait eu tort de laisser son ambition ruiner tous ceux qui avaient eu foi en lui… Les voitures alentours étaient en feu et plusieurs cadavres étaient carbonisés, il y avait sans doute là toute son équipe de gardes du corps, Infants et conseillers, sa lignée était morte, et son pouvoir aussi. Des larmes de sang commençaient à couler le long des joues du Prince. Le désespoir est tellement immense que la Frénésie l’a complètement quitté. Même la Bête l’abandonne.
« Le vidéophone » lui rappelle l’Assamite.
Marven s’exécute, appuyant sur un autre bouton. Le grand écran s’allume alors laissant voir Kay Wallace, un des plus grands leaders Anarch de Portland.
« Que voulez vous !?! s’écrie le Prince
- Ah, enfin, tu es là, Marven ! Il a réussi le bougre ! Il est fort… y a pas à dire… il t’a raconté sa putain d’histoire avec le mec et son œil qui bute tout le monde ? Franchement, je croyais pas qu’il y arriverait… Il a réussi à te prendre par la peau du cul et à pas se faire griffer et mordre, comme un gentil chaton. Je dois te dire que moi aussi j’ai pris des précautions, j’ai laissé la caméra, mais j’ai bousillé l’écran, je sais pas ce que tu peux faire dans ma tête, même à travers la télé. Et pourtant, Marven, crois moi bien que je donnerais CHER pour voir ta tronche de cul en train de lécher le sol !
- Mais qu’est ce que vous voulez, bon Dieu ! s’exclama le Prince déchu, tout ce que vous voulez, je vous le donne !
- Ben, le problème, c’est que maintenant, on a tout ce qu’on voulait, tu vois ? On en avait ras le cul de tes exigences, de tes lois, de tes exécuteur et de ta foutue Cacamarilla ! On veut vivre libres ! On a essayé de discuter, mais toi tu nous a envoyé des tueurs et tes sbires… Alors, on appliqué les mêmes méthodes, qu’est ce que tu veux ? C’est toi qui nous a tout appris ! Félicitations, vieux, les élèves ont dépassé le maître.
- Mais vous le payez avec quoi ? demande le Prince, vous n’avez pas les fonds nécessaires ou même de sang assez puissant…
- Mais toi oui, répond joyeusement Wallace… en fait, le meilleur de l’histoire, c’est que tu es la cible ET la récompense… On a capturé tous tes Infants et on va les lui filer, il pourra ainsi en disposer pour faire monter ses amis de génération… chez eux la Diablerie est un véritable art de vivre… et puis, pour toi, il est de notoriété publique que tu es de 7eme génération, n’est ce pas ? Ca tombe parfaitement, notre ami commun est de la 8eme. Nous on assure la montée en puissance de son clan, et lui il nous débarrasse de toi, équitable, non ? Tout le monde s’y retrouve…sauf toi, bien sûr, mais toi, tu es de l’histoire ancienne, maintenant.
Le contrat vous va-t-il, Assamite ? »
Marven, sent soudain une autre lame, plus petite, sans doute un couteau lui faire une longue entaille superficielle dans le nuque. Un peu de sang en coule et l’Assassin le prend avec le bout de son doigt pour le goûter… C’est bien cela, un Ancien qui lui permettra de se rapprocher encore de l’Unique.
« Le contrat me convient, lui plus quatre de ses Infants, tel est le paiement…
- Le paiement me convient, nous avons même ses cinq Infants, le dernier est cadeau
- Alors, le Maire l’est aussi…
- Très bien, adieu, Assamite
- Au revoir, Mr Wallace. »
La conversation finie, Kay Wallace sort du champ de la caméra, vaquant à ses occupations.
« Pourquoi avoir tué le Maire si vous n’y étiez pas obligé ? demande Marven
- Pour te pousser à baisser ta garde et à attaquer… tu m’aurais peut être vaincu si je t’avais affronté de face… mais si tu étais protégé par tes gardes, je n’aurais eu aucune chance…Mais là, tu as fait erreur sur erreur… maintenant, je vais prendre mon salaire, adieu, Prince-qui-fût. ». Le Prince sent alors, une nouvelle coupure dans le cou, mais extrêmement rapide. Combien de fois l’Assamite va-t-il encore l’entailler pour le goûter, qu’on en finisse ! C’est alors que son corps bascule sur le côté, l’homme a relâché sa proie.

Ca y est ! enfin, il peut voir son agresseur, il le fixe droit dans les yeux et se prépare à lui rendre la monnaie de sa pièce. Après tout, plusieurs villes sont déjà tombées sous la coupe des Anarchs, et s’il arrivait encore à renverser la vapeur, il s’en sortirait peut être même avec les honneurs. Mais l’Assamite avait son attention ailleurs… impossible de capter son attention.

Le Prince baisse les yeux et voit soudain… son propre corps, la tête tranchée ! L’assamite enfonce alors profondément ses crocs dans la fontaine de sang qui jaillit du corps du Ventrue et l’aspire goûluement, une véritable expression d’extase dans les yeux mi clos. Lentement, la scène se voile… le Prince sent doucement une torpeur l’envahir…

A partir de cette nuit, la ville de Portland ne sera plus jamais la même…



[Merci aux courageux qui ont lu jusqu'au bout Wink ]
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Hanniliamus
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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Echec au Roi   Dim 29 Oct à 0:12

Ouahou !! j'ai réussi !!! Je suis content, faut dire aussi que j'ai pas pu m'arrêter, c'est vraiment excellent ! On a envie de savoir ce qui se passe après, le pire serait que tu ai mis du temps entre ton deuxième et troisième post Razz


Je dit : BRAVO Exclamation

_________________
[img]http://img297.imageshack.us/img297/7527/hanni1ze8.gif[img]

—Sinon vous avez d'autres activités la Nuit ?
—Le chantage, mais c'est mons excitant...
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Azaen

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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Echec au Roi   Dim 29 Oct à 10:55

moi je dirai plutôt:

merci au courageux qui a écrit ce texte Smile

de suite je comprends mieux pourquoi les Ventrues perdent la tête Laughing

thumleft

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MessageSujet: Re: [Nouvelle] Echec au Roi   

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